Lever de soleil au Mont-Tendre

Samedi 7 mars 2015

Le week-end est annoncé magnifique par la météo et ce jour-là, le soleil est effectivement radieux. Anne-Lise, Grégory et moi-même prenons la route direction Col du Marchairuz.
Une heure et demie plus tard, nous parquons la voiture au lieu-dit ‘Le sapin à Siméon’ et commençons notre randonnée sous un soleil éclatant, raquettes aux pieds.

Raquettes aux pied, le parcours nous emmène tantôt à travers les forêts, d’une clairière à l’autre, tantôt en traversée d’une prairie encore recouverte de son manteau d’hiver. Nous sommes loin des traces bétonnées par le passage de centaines de raquettes même si de temps en temps nous les traversons. Cela a l’avantage de découvrir la vie sauvage; elle y laisse des traces et indices fort intéressants; le dessin de l’aile d’un rapace qui a fondu sur une petite proie, le joyeux galop du lièvre ou encore les restes d’un repas au réfectoire de l’écureuil. Une halte sur un banc, à l’abri du vent frisquet du Nord; le temps d’ouvrir le sac pour un quatre heures apprécié. Encore un effort pour rejoindre la cabane du Cunay.
Il est 18 heures lorsque le gardien du jour nous attribue nos places à l’étages. C’est que la cabane est pleine ! Une joyeuse équipe de Belges, un quatuor un peu plus loin, et la famille du gardien qui, ce week-end, utilisait à elle seule 10 places.
Elle était aussi la première à la cuisine qui ma fois n’est pas très grande… Il fallait patienter pour que les premiers finissent de préparer leur repas, que les seconds (nos Belges) épluchent oignons, ail et autre Amaryllidaceae et que les yeux se mettent à pleurer…
Qu’importe, on sort l’apéro composé pour la circonstance d’une délicieuse Absinthe du Val de Travers (c’est dans le Jura aussi), accompagnée de quelques flûtes et amuses-gueule. Çà y est, il y a un peu de place sur le potager… J’en profite pour y faire bouillir l’eau qui servira à cuire nos pâtes accompagnées d’une sauce carbonara et d’un petit  vin rouge de la Côte…. Ma fois, c’est pas si mal !

Dimanche 8 mars 2015

Lever tôt pour allumer le feu et cuire l’eau qui servira au thé de marche. et comme on a décidé la veille de prendre le petit déjeuner au sommet du Mont-Tendre, on avale un café avec quelques biscuits ou autres sucrés et nous partons dans l’air vif d’un matin qui s’annonce exceptionnel; la lune est encore là bien pleine et joue avec les arbres pour créer des ombres multiformes.
Très rapidement, il nous faut allumer nos frontales parce que nous rentrons dans une forêt. Quelques minutes plus tard, stop… nous éteignons nos lampes et attendons que nos yeux s’habituent à la nuit… nous continuons notre chemin à travers un dédale magique de branches chargées de neige. Encore quelques efforts pour atteindre la pente finale. Le ciel commence déjà à ‘rougeoiller’. Les légers cirrus résistent à changer de couleur et tracent des arabesques blancs du plus bel effet.

7 heures moins 5…. L’astre du jour éclate sur l’horizon et embrase les arêtes des Préalpes comme si un géant y avait déposé de la poudre. L’événement reste féerique !! Emmitouflés, nous sortons du sac un petit déjeuner bien mérité. Et nous restons de longues minutes à contempler !! Nous grimpons encore de quelques mètres pour atteindre le sommet et immortaliser l’instant.
La descente est prévue également à travers les forêts et les pâturages, hors des chemins battus. Vers 10 heures, nous décidons de construire l’igloo prévu au programme de la veille… La neige n’est pas très bonne, soufflée par une bise soutenue. Il est difficile de découper des blocs et de les ajuster… mais on aura pris du plaisir !

Sur le chemin du retour, nous passons près de la Glacière de Saint-Livres, aussi connue sous le nom de glacière de Correntanaz à 1362 m d’altitude. Elle se repère facilement grâce à la couronne d’arbres qui l’entoure. Comment se forment ces glacières ? Comment fonctionnent-elles ? Pour plus d’informations, voyez le site http://www.glacieres.ch/presentation/jura/stlivres.htm

Et comme midi approche, nous nous arrêtons un peu plus bas pour sortir le pique-nique. Pour l’apéro, Grégory sort du soleil en bouteille accompagnée d’une délicieuse saucisse sèche. Que du bonheur ! Après que nous ayons avalé sandwichs ou autres salés, voilà qu’Anne-Lise sort de son sac un excellent dessert fabrication maison… Avec une goutte de thé restante… C’est délicieux !
Retour à la voiture vers 15 heures. La boucle est bouclée, de merveilleux souvenirs dans les yeux !

Bernard

J’ai fait cette randonnée avec 2 personnes

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